samedi 10 avril 2021

Alice doit mourir de Diego Arrabal

 

ARRABAL Diego, Alice doit mourir, Morlaàs : éditions Cairn, 2021, 336 pages. 

Quatrième de couverture : "Pour régler la succession de sa grand-mère qui vient de décéder, Alice revient dans le hameau des Pyrénées où, petite, elle passait toutes ses vacances. Une fois sur place, prise de nostalgie et en proie à une profonde remise en question, elle décide de s'installer dans la propriété familiale plutôt que de la vendre. Commence alors une série d'événements étranges, de plus en plus graves, dont certains voisins lui attribuent l'origine, sous-entendant qu'elle serait une sorcière. L'entente au sein de la petite communauté vole en éclat, tandis qu'Alice qui se sent surveillée est directement menacée de mort par un énigmatique corbeau."

Alice reçoit en héritage de sa grand-mère une maison dans les Pyrénées. C'est une jeune femme parisienne qui a une bonne situation professionnelle et une vie confortable. Alice choisit de tout plaquer, même son compagnon, pour aller vivre à Pédebosc dans la maison de sa grand-mère. Elle y retrouve Ernest avec lequel elle jouait quand elle était enfant et d'autres habitants plus ou moins proches de sa famille.

Après son arrivée, d'étranges événements se déroulent au sein du village. Alice est alors accusée d'être une sorcière comme sa grand-mère et d'être à l'origine des phénomènes surnaturels qui font des ravages dans le secteur. La police s'en inquiète peu jusqu'au jour où il y a un meurtre. Trois experts sont envoyés sur place pour mener une enquête non-officielle : un apprenti exorciste, une femme des renseignements généraux et un chercheur. 

Les événements semblent être reliés à Alice et à son histoire familiale d'autant qu'un corbeau lui envoie des courriers pour qu'elle quitte le village. De plus, la jeune femme se sent constamment observée. En parallèle, il y a des conflits de génération entre tradition et modernité, Alice est au cœur de ces querelles. 

Il y a une certaine tension à Pédebosc. L'auteur réussit à créer une ambiance pesante. Habituellement, je ne suis pas très fan des romans de terroir mais celui-ci s'en sort bien car c'est un roman policier qui est bien ficelé. L'écriture est parfois un peu maladroite mais cela n'enlève rien à l'intérêt de l'histoire. Le dénouement est surprenant. Il amène à réfléchir sur l'ensemble du récit. 


Merci aux éditions Cairn et à Babelio



jeudi 25 février 2021

Les voleurs de curiosités Jess Kidd

Jess Kidd, Les voleurs de curiosités, Paris : Les Presses de la Cité, 2021


Quatrième de couverture : "Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les affaires délicates, s’attaque au cas le plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronnet, a été kidnappée. Mais la fillette n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent autant effrayer son entourage qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique, Bridie suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, replongeant malgré elle dans un passé qu’elle a tenté d’oublier. Résurrectionnistes, saltimbanques mercenaires, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman où le spectacle est roi, et qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières."


Bridie Devine spécialiste des "investigations domestiques", a pour métier de résoudre des affaires complexes. C'est un petit brin de femme, veuve, rousse et très dynamique. Elle est d'abord contactée pour aller voir un cadavre de femme emmurée avec son enfant dans la crypte d'une chapelle. Toutefois, l'affaire lui est retirée et le corps disparait mystérieusement. A cette occasion, elle rencontre un fantôme, Ruby un ancien boxeur, qui va la suivre dans ses enquêtes. Après cette affaire peu banale et dont il n'y a pas de suite au début du roman, elle est appelé par un notable. En effet, son enfant a été kidnappée. Christabel est en réalité une enfant cachée dont personne ne connaît l'existence. La jeune fille a des dons particuliers. 

L'histoire se déroule à l'époque victorienne dans l'Angleterre du XIXème siècle. C'est parfois une caricature notamment lorsque l'auteure décrit les bas-fonds de Londres. Les thèmes de cette histoire concernent le monde des "freaks", créatures monstrueuses qu'on montre au public dans les cirques ou qu'on étudie dans le monde de la médecine. Il est question aussi de cadavres volés pour des études anatomiques, de chirurgie et de médecine.

Le kidnapping de l'enfant a un lien avec l'histoire personnelle de Bridie. Jess Kidd fait des flash-back et alterne les chapitres entre passé et présent pour tenir le lecteur en haleine. 

J'ai passé un bon moment avec ce roman, même s'il n'a rien d'exceptionnel. J'ai eu l'impression de "déjà vu" en matière de roman victorien sur cette thématique spécifique. La couverture du livre correspond bien au thème de l'histoire contrairement à l'avis d'autres lecteurs. C'est en effet, une histoire assez sombre.  

Merci aux éditions Presses de la Cité et à Babelio.

Lu pour A year in England, 

sur le thème époque victorienne - février 2021





mercredi 10 février 2021

Six orteils au pied gauche d'Armelle Jenkins

 
Armelle JENKINS, Six orteils au pied gauche, Editions jets d'encre, 2020


Quatrième de couverture : "Sixième enfant d’un couple qui n’a que des filles, Peggy Love est élevée comme un garçon. Pas de poupées, pas de robes, la petite fille est formée à la dure par son père qui souhaite qu’elle reprenne la ferme. Mais Peggy Love a un rêve : excellente à l’école, en particulier en langues, elle voudrait être traductrice. Alors, un jour, de l’espoir plein le cœur, elle part pour la capitale…Du Canada à la Suisse en passant par l’Angleterre, Armelle Jenkins retrace le parcours réaliste, semé d’embûches comme de joies, de sa courageuse héroïne qui, partagée entre devoir familial et passions, parvient à ne jamais renoncer à son rêve, part essentielle qui donne toute sa profondeur à l’âme humaine."

Peggy Love vit dans une ferme où elle se sent un peu trop à l'étroit. En effet, elle est la sixième d'une famille composée uniquement de filles. Son père qui espérait un garçon la considère comme un garçon. De plus, il veut que sa fille reprenne la ferme familiale à l'âge adulte. Toutefois, à l'adolescence la jeune femme choisit une autre voie. Elle fugue pour aller à Montréal chez sa tante. Elle commence une nouvelle vie d'abord en tant que jeune fille au pair dans une famille anglophone. Elle démarre ensuite des études pour être traductrice. Puis, elle part travailler dans une autre famille à Londres et termine son parcours en Suisse où elle commence une carrière de traductrice à l'ONU. Peggy Love découvre ainsi un monde complètement différent du sien. Elle trouve aussi l'amour.  Toutefois, au bout de quelques années, elle est rappelé auprès de ses parents, ce qui devait être provisoire devient permanent. 

J'ai plutôt apprécié ce roman d'apprentissage. Il est bien écrit, assez court. En revanche, il y a quelques incohérences, que je ne peux pas révéler ici sous peine de raconter la fin de l'histoire. C'est un peu une histoire impossible mais la vision idéaliste de l'auteur rattrape l'ensemble. Le fil du récit est toujours positif malgré les quelques déconvenues que Peggy Love rencontrera. 

Merci aux éditions Jets d'encre et à Babelio













dimanche 17 janvier 2021

Bilan 2020

Bilan 2020

 Top 5 livres lus en 2020 sur 83

- Et toujours les forêts de Sandrine Colette



- Petit inventaire ludique et spectaculaire de Versailles



- Il était un fleuve de Diane Setterfield


- Venise, Petit Atlas hédoniste de Lucie Tournebize



- La saga des Cazalet, tome 2 : A rude épreuve d'Elizabeth Howard



Top 5 série vus en 2020 sur Netflix

- Unorthodox

- Kalifat

- Dash et Lily

- Le bazar de la Charité

- The Rain saison 3


Découvertes en DVD

Chernobyl



The Killing saison 1

Divines


Seulement 3 films vus en 2020 au cinéma

Coup de cœur pour Antoinette dans les Cévennes.




 

mercredi 23 décembre 2020

films de Noël

 Aujourd'hui au programme 

Les films de Noël 

avec le challenge

Il était huit fois Noël

organisé par 


Cette année, j'ai vu une multitude de films de Noël. 

1er novembre : Holidate sur Netflix

Sloane est célibataire. Sur le conseil de sa tante, elle se trouve un mec pour l'accompagner à toutes les fêtes. Ce n'est pas vraiment un film sur/de Noël puisque ce sont pour toutes les fêtes de l'année. C'est une comédie romantique mais je ne l'ai pas trouvé très drôle. 

6 novembre : Un Noël tombé du ciel sur Netflix. 

Une jeune femme américaine est envoyée sur une base de l'armée qui est située dans le Pacifique. L'objectif est de faire un rapport pour fermer la base. Elle s'y rend au moment de Noël où le capitaine de la base lance son opération "Noël tombé du ciel", c'est à dire distribuer des cadeaux par avion sur les îles isolées du Pacifique. Je n'ai pas du tout accroché à l'histoire si bien que je n'ai même pas retenu le nom des deux protagonistes.  

11 novembre : Dash et Lily sur Netflix, 

C'est la bonne surprise de cette année. Une série de Noël pour jeunes adultes mais pour les plus vieux aussi (comme moi). Dans sa librairie préférée Dash trouve un carnet avec des énigmes. Le jeune homme se prend vite au jeu créée par une mystérieuse Lily. 

Les personnages sont attachants. L'esprit de Noël est partout. Lily adore Noël et tout ce qui s'y rapporte alors que Dash est plutôt l'extrême opposé. L'un est très soutenu par sa famille, l'autre est complètement délaissé.  Il y a de nombreux rebondissements. J'ai eu un coup de cœur pour cette romance qui met aussi à l'honneur les librairies, les livres et la lecture. 





15 novembre : Le Gala de Noël sur Gulli 

Même si l'actrice principale s'appelle Darcy, le film n'a absolument rien à voir avec Orgueil et Préjugé de Jane Austen. Darcy retourne chez ses parents et doit les aider pour préparer le gala de Noël. Elle y retrouve son ancien petit ami Luke qui va l'aider à organiser le Gala de Noël. C'est une histoire de Noël, un peu banale mais j'ai passé un bon moment. 


Le 20 novembre : La princesse de Chicago 2 sur Netflix. 

C'est la suite du premier opus sorti il y a déjà deux ans. Cette fois, une troisième personne entre en jeu et sème la zizanie au moment de Noël. Le risque aurait été de refaire un nouvel épisode avec les mêmes intrigues mais les réalisateurs ont su se renouveler.  Il y a un petit clin d'œil à une autre production de Noël de Netflix. Il y a des décos de Noël à profusion, de la magie de Noël etc. 

Le 22 novembre : L'ambassadrice de Noël.

 Steven accueille sa famille pour Noël alors que d'habitude c'est lui qui va dans sa famille au moment des fêtes. En effet, il est architecte et il a beaucoup de travail. Il fait appel à une ambassadrice de Noël dénommée Gretchen pour préparer la venue de ses proches. Elle doit également les occuper pendant qu'il travaille : cela passe par l'achat du sapin de Noël, la réalisation de recettes de Noël. Finalement Steven va se prendre au jeu de l'Avent et de la magie de Noël. J'ai beaucoup aimé ce film. 


Ce même jour j'ai testé la série Noël s'invite à la maison mais sans succès, je n'ai même pas regardé un seul épisode entier, tellement c'est surjoué par les familles et le décorateur. 

Le 4 décembre : Le bal de Noël  

Une jeune galeriste est appelé par sa sœur pour garder ses enfants car elle doit partir quelques jours avec son mari. La jeune femme retourne donc dans sa ville d'origine et tombe sur son ex qu'elle a quitté pour aller vivre à New-York. Ils sont tous les deux célibataires. il n'est pas compliqué d'imaginer la suite mais j'ai bien aimé le personnage principal. La tante peintre mais galériste par défaut qui ne sait pas trop s'occuper de ses neveux adolescents. Ses peintures font l'unanimité auprès de ses proches. J'ai trouvé que c'étaient des oeuvres pas très belles. Ils auraient pu faire un effort sur les peintures d'autant qu'elle est censée être un génie de peinture. C'est une belle histoire, où les deux protagonistes préparent le bal de Noël des lycéens. 

Le 6 décembre, j'ai commencé à regarder la série les Trois Noëls que j'avais déjà repéré l'an dernier. Finalement, j'ai commencé et je n'ai jamais fini. Je n'ai pas aimé le premier épisode, ni l'histoire. Les jeunes actrices surjouent, il n'y a pas trop d'action. Les personnages ne sont pas très attachants. A mettre aux oubliettes. 

Le 11 décembre. Le bonhomme de neige. 

Ce film n'est pas vraiment un film de Noël mais un thriller. Des femmes sont assassinées dès que la neige tombe. La signature du tueur est un bonhomme de neige. C'est un très bon thriller avec de la tension psychologique et du suspens jusqu'au bout. 

Le 13 décembre : Les chroniques de Noël : 2

Autant, j'avais aimé le premier épisode autant le deuxième ne m'a pas du tout plu. C'est vraiment un film pour les enfants et encore pas sûre qu'ils en soient eux-mêmes convaincus. 

Le 20 décembre :Home for Christmas saison 2

L'an dernier la saison 1 a été diffusée sur Netflix. Elle faisait partie du Top 5 de mes séries préférées de 2019. Elle renouvelait vraiment le genre comédie romantique de Noël.  La saison 2 est décevante. J'ai trouvé que cette saison manquait de pimpant, de fraîcheur et de nouveauté par rapport au premier opus. 

Bilan : 

Beaucoup de films vus pendant le confinement au mois de novembre. J'ai eu ma dose de films et de séries de Noël cette année. Pour terminer dimanche soir, j'ai regardé l'un de mes films de Noël préféré : The Holiday qui passait à la télévision

Mes préférés pour 2020 resteront L'ambassadrice de Noël et la série Dash et Lily