mercredi 14 juin 2017

Basil de Wilkie Collins

 Wilkie COLLINS, Basil, Paris, Phébus, 368 pages, 2001


Présentation de l'éditeur : Écrit en 1852, Basil est, sous la crinoline des robes victoriennes, le plus sexué des romans de Collins : un jeune homme innocent, introverti et issu de l’aristocratie anglaise s’engage dans un mariage qui ne tarde pas à se révéler le pire des traquenards. Quelle idée de s’unir par amour à la première venue ? Pourquoi devenir à ce point aveugle et sourd dès qu’une femme vous ensorcelle de merveilleuses promesses inconvenantes ?! Sans pitié pour son lecteur, Collins ne lui fait guère de cadeau et puise dans ses observations quotidiennes pour raconter cette étonnante histoire.



Basil est un jeune homme issu de l'aristocratie anglaise. Comme tout gentleman de la bonne société du 19 ème siècle, il doit faire un bon mariage avec une femme de son rang. Suite à un coup de foudre et sur un "coup de tête", il se marie secrètement avec une roturière fille de marchand, dénommée Margaret. En réalité, Basil est manipulé par la jeune femme et son entourage. 

Le narrateur de l'histoire c'est Basil qui nous livre son expérience malheureuse par écrit. Le roman se termine par quelques lettres de gens extérieurs qui permettent de connaître le dénouement l'intrigue. Basil est un personnage très naïf, il sait parfaitement que son père s'opposera à ce mariage mais il n'en fait qu'à sa tête. Le père de Margaret est un vil personnage et le percepteur de la jeune fille est plus que suspect mais Basil est aveuglé par l'amour. Heureusement, il est entouré de sa sœur Clara et de son frère Ralph qui peut-être pourront le sauver. En effet, lorsque son père découvre le mariage, il décide de renier et de chasser son fils cadet. 

Le récit est parsemé de moments tragiques et de rebondissements, bref on ne s'ennuie pas. Les femmes quelque soit leur rôle dans l'infortune de Basil sont malmenées par l'auteur. On se doute dès les premières chapitres que Basil se fait manipuler mais on ne sait pas tout de suite sur quels aspects. Wilkie Collins fait durer le suspens. Une fois que le masque est tombé on se demande par quels moyens et surtout comment Basil va se sortir de ce guet-apens. 

C'est un bon roman. J'ai apprécié le style de l'auteur. Finalement, je ne regrette pas d'avoir laissé "En quête du rien" pour lire cet autre roman de Wilkie Collins. 


 pour la Lecture Commune, les Victoriens 





2 commentaires:

  1. il va falloir que j'en lise un autre de Collins...et celui-ci semble bien...;)

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