dimanche 24 mai 2015

Les balcons fleuris d'Auschwitz de Charlotte et Henri Zucker


Charlotte et Henri Zucker, Les balcons fleuris d'Auschwitz, Champrond en Gâtine : Les éditions du Colombier, 2001, 308 pages.


Quatrième de couverture ; " Charlotte et Henri Zucker se sont mariés en 1937. Ils ont été déportés en mai 1944. Ils sont certainement aujourd'hui le plus ancien couple français survivant des camps d'Auschwitz de Birkenau. Ils ont habité Limoges jusqu'en 1971, date à laquelle ils ont pris leur retraite à Cannes. En 1987, Henri Zucker a écrit sur un cahier d'écolier, durant une quinzaine de soirée l'essentiel de ses souvenirs, à l'intention de ses petits-enfants. La première moitié de son récit retrace sa vie de soldat en 1939-40, puis ses aventures de prisonnier. Il est clair qu'elles l'ont directement préparé à survivre à la déportation. Charlotte Zucker, elle, n'a jamais rien écrit. Mais, au fil des ans, à la façon de tradition orale, un récit s'est constitué en elle dont elle ne varie plus désormais d'un iota, quand il lui arrive encore de le livrer. Transférés de Limoges au camp de Drancy, Charlotte et Henri Zucker y ont subi interrogatoire serré. Au début, pour se protéger l'un l'autre, ils ont niés être mariés. Mais le interlocuteur, bien renseigné, leur a dit : "Si vous êtes mariés, vous partirez ensemble. On vous donnera du travail selon vos aptitudes. Et vous aurez une jolie petite maison avec des balcons fleuris...". Ce livre n'est pas un livre de plus sur la déportation. C'est une stèle érigée à la mémoire de la petite fille sans nom ni tombe, mise au monde par Charlotte Zucker à Birkenau le 2 novembre 1944, qui n'a vécu qu'une nuit et fut tuée à l'aube de son premier jour."
  • Au Musée de la Résistance de Limoges, il y a une borne où l'on peut écouter le témoignage de Charlotte Zucker sur sa déportation à Auschwitz. Cette jeune femme était enceinte lorsqu'elle est arrivée dans le camp de la mort. J'ai voulu en savoir plus sur l'ouvrage dont le témoignage était extrait. Il s'agit en fait d'un double témoignage celui de Charlotte et de son mari Henri Zucker. Henri Zucker nous livre d'abord son histoire. Il a été prisonnier de guerre puis s'est évadé à plusieurs reprises. Il a réussi à revenir à Limoges mais il a été dénoncé par un voisin non pas pour s'être évadé mais simplement parce que lui et sa femme étaient juifs. Ils ont été arrêtés ensemble puis envoyés tous les deux à Auschwitz. Ensuite c'est Charlotte Zucker qui prend la parole, elle nous raconte son arrestation, Drancy, son arrivée enceinte à Birkeneau, puis son expérience du camp. Les deux témoignages sont intéressants et très bouleversants. 



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