vendredi 21 juin 2013

Rebecca

Daphné du Maurier, Rebecca, Paris : Livre de Poche, 448 pages, 1971

Résumé : « J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley » : ainsi débute le plus célèbre roman de Daphné du Maurier, qu’Alfred Hitchcock adapta en 1940 et qui n’a rien perdu de son charme vénéneux. Dans une somptueuse propriété de la côte anglaise, qu’hante le souvenir d’une première épouse disparue, une jeune mariée intimidée, un veuf taciturne, une gouvernante vêtue de noir s’observent dans un huis clos étouffant… Entre conte gothique et suspense psychologique, Rebecca entremêle les passions et les haines, les silences et les menaces, avec en bruit de fond le ressac de la mer sur les galets de la crique…


Au début du roman, il est un peu difficile d'entrer dans l'histoire, mais lorsque la la narratrice arrive à Manderley, le rythme devient intense et on a plus envie de lâcher le roman. A Manderley, l'ambiance est plus que pesante. Rebecca l'ex-femme de Maxim est omniprésente sauf qu'elle est morte. A côté de Rebecca, la narratrice, dont on ne connait même pas le prénom, apparaît comme un être insignifiant. Les voisins et les domestiques la comparent d'ailleurs toujours à Rebbeca. La nouvelle Madame de Winter ne se sent pas du tout à la hauteur.

C'est un excellent roman psychologique.Cette jeune femme inexpérimentée n'est pas au bout de ses surprises car Manderley cache bien des secrets. Le lecteur est souvent mené en bateau. Max reste mystérieux sur les événements passés et surtout sur la mort de Rebecca. Mme Danvers, la femme de charge du domaine, a décidé de persécuter moralement la narratrice, elle va pousser le vice très loin. 

Manderley et son histoire se dévoilent petit à petit. Il y a beaucoup de suspens, le lecteur s'identifie facilement à la narratrice complètement perdue et angoissée au milieu de cet univers si particulier. 

Le mariage arrive si vite, que l'on se doute que la nouvelle Madame de Winter va vivre une expérience hors du commun. Elle brûle les vaisseaux et ne se pose pas de question sur son nouveau mari alors qu'elle devrait. 

C'est un roman très bien écrit, j'ai hâte de voir l'adaptation d'Hitchcock. 

Pour la petite histoire, j'ai vu un extrait de ce film à l'exposition l'Ange du Bizarre au Musée d'Orsay. Ce film m'a intriguée et j'ai découvert très récemment qu'il était adapté d'un roman et en plus d'un auteur anglais, ce qui était parfais pour le mois anglais et le challenge God Save the Livre. 

Livre lu pour le mois anglais organisé par Titine et Lou




et pour le challenge God Save the Livre organisé par Antoni


10 commentaires:

  1. Il faudra que je réessaye un jour : le début du roman m'a tellement ennuyé (en particulier la narratrice niaise et passive) que j'ai renoncé...

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    1. C'est vrai que le roman a du mal à partir, mais après l'intrigue est excellente

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  2. Je l'ai lu il y a longtemps, il faudrait que je le relise !

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  3. Ah, cette première phrase! Elle me fait limite frémir. J'ai adoré ce roman!

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    1. à la fin, j'ai relu les premières pages pour comprendre parce que au départ quand on lit le livre on ne saisit pas tout

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  4. J'aime beaucoup ce roman et la première phrase me hante encore...

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  5. Je l'ai relu avec un très grand plaisir dans le cadre du mois anglais :-)
    Même en connaissant la fin le charme opère toujours.

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    1. Je pense que c'est un livre que j'aurai plaisir à relire.

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  6. J'ai bien envie de me lancer dans ce roman pour mes vacances!

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