lundi 22 octobre 2012

La profanation de Saint Denis de Franz Clément

Franz Clément, La profanation de Saint-Denis, Paris : Editions Persée, 2012, 200 pages, ISBN 978-2-8231-0154-6.


Quatrième de couverture : "C’est l’été 2011 et Michaël est en vacances chez ses grands-parents à Saint-Denis dans les Ardennes. Au hasard d’une randonnée, le destin entraîne le jeune homme, vers un mystérieux château peuplé d’êtres fantasques. Poussé par la curiosité, il découvre une secte qui milite pour le rétablissement de la monarchie et qui protège dans les caves de l’édifice un mystérieux secret. Michaël, son amie Amina et son copain Stéphane méritaient-ils d'être frappés par de terribles événements liés aux imprévisibles et lointaines conséquences du règne de Louis XIV et de la Révolution française ?

La Profanation de Saint-Denis est un roman où l'amour, l'amitié, l'aventure et l'histoire se mêlent pour le meilleur comme pour le pire.

Franz CLEMENT est né à Virton/Saint-Mard en Belgique en 1969. Docteur en sociologie du Conservatoire national des arts et métiers de Paris, il est chercheur en sciences sociales au Grand-Duché de Luxembourg. La Profanation de Saint-Denis est son second roman. "

Mon avis : 


Mon avis sur ce roman est plutôt négatif. En réalité, je n'ai pas vraiment aimé ce livre. Le style de l'écrivain est assez grossier cela m'a énormément gêné pendant la lecture du roman. Les personnages principaux sont très contradictoires dans leur façon d'être. Michaël a toujours envie d'aller chez ses grands-parents qu'il ne voit que très rarement. Cependant, il devient soudainement insultant avec son grand-père. D’autre part, je trouve Michaël trop sanguin et presque insupportable. Même si la grand-mère de Michaël est un amour de grand-mère ce surnom de bonne maman la ridiculise au plus haut point. Je n'ai cessé de penser à une célèbre marque de confiture en lisant le roman.

Le seul point positif du livre est le côté à la fois mystérieux et historique de l'intrigue. Nous sommes plongés au milieu d'une forêt, Michaël tombe par hasard sur un château qu’il ne connaît pas. Il va alors y retourner avec son ami Stéphane. Lors de cette deuxième expédition, ils rencontrent d'étranges personnages. Les filets de cette secte, au sein de la société, s’avèrent plus importants que ce que nos deux protagonistes pouvaient imaginer. Cette rencontre ne peut-être que fatale pour les deux jeunes hommes, le lecteur le comprend trop vite. D'autre part, on saisit tout aussi rapidement le rôle du grand-père dans l'intrigue.

L'histoire d'amour qui naît entre les trois protagonistes me paraît complètement irréaliste. En revanche, j'ai trouvé l'hommage rendu à Stéphane très beau et très poétique. Je trouve que l'auteur n'a pas assez exploité l'existence et le fonctionnement de la secte. Tout est évident, tellement évident dans ce roman que ce livre est plutôt une déception. En effet, la chute du roman n'est pas très recherchée. Des personnages sont éliminés trop facilement, je ne peux pas en dire plus sous peine de révéler des éléments majeurs de l'intrigue. En résumé, j'attendais beaucoup mieux de ce roman historique.


Quelques extraits :

"La quille jusqu'à la prochaine rentrée ! Les vacances ! Comme chaque année depuis longtemps, elle commence par deux semaines chez mes grands-parents. Je leur dois bien ça, les pauvres. Je ne les vois pratiquement jamais et ils sont toujours super heureux de recevoir leur petit-fils... Randonnées en forêt, nuits à la belle étoile, bronzettes au jardin, bains dans la rivière, foot le dimanche avec les jeunes du village...Et tous les soirs la soupe de bonne-maman, rituel immuable." p 9

"Ma passion des randonnées n'est pas neuve. Ce que j'aimais dans ce sport, c'est la découverte de l'inconnu : des bois et des campagnes où je pose les pieds pour la première fois, des chemins, des sentiers abandonnés depuis plusieurs années et que je redécouvre, des traversées de champs et de forêts en suivant parfois mon sens de l'orientation...."p 16

Si je devais donner une note elle serait de 1/5



Merci aux agents littéraires et aux Editions Persée


1 commentaire:

  1. Hum ! Moi non plus je n'aime pas du tout les romans grossiers, ça me gêne énormément.

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