dimanche 19 juin 2011

L'armée furieuse de Fred Vargas

Fred Vargas, L'armée furieuse, Paris : Editions Viviane Hamy, (Chemins nocturnes) 426 pages.






Quatrième de couverture :






"- Cette nuit-là, dit-elle, lentement, Lina a vu passer, l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.



- C'est une association ?



- L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?



- Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.



- Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chcuchota-t-elle.



- Je suis désolée, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?



Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc.



- Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ?



- Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
Veyrenc retint discrètment le commissaire.



-Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ?



Adamsberg secoua la tête.



- Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il



- Pourquoi ?



- Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacré secousse."









Ce n'est pas le meilleur roman concernant la "série d'Adamsberg". Le lien avec la Mesnie d'Hellequin m'intéressait particulièrement. En effet, je connais la légende car l'auteur s'appuie sur le folklore normand. Seulement, ce n'est pas le seul sujet dans cette histoire car Adamsberg travaille sur plusieurs enquêtes, notamment celle de Momo-la-Mèche Courte. J'ai été un peu déçue car l'enquête en Normandie paraît parfois secondaire. Comme toujours dans les romans de Fred Vargas, il y a de l'humour et de nombreux rebondissements même si certains éléments sont un peu évidents dans cette intrigue. Adamsberg est fidèle à lui-même. J'aime retrouver ce personnage avec l'esprit un peu torturé. En revanche, j'ai été mal à l'aise avec Zerk, le fils naturel d'Adamsberg puisqu'on ne sait pas d'où il vient. L'auteur fait seulement un renvoi à son précédent roman. Or ce n'est pas évident de faire le lien surtout quand on ne l'a pas lu. Ce qui me plaît aussi chez Fred Vargas, c'est la dimension fantastique (ici la Mesnie d'Hellequin) mais aussi le final qui revient toujours à la réalité.

Quelques citations :








"Trouver une aile de papillon dans une agglomération de deux mille habitants était une oeuvre chimérique en comparaison de la fameuse aiguille dans une botte de foin. Qui n'avait jamais semblé insurmontable à Adamsberg. Il suffisait de brûler la botte et de récupérer l'aiguille." p 105





"Je parle de l'autre chien, de l'autre sucre. Nous traversons une période infestée de sucres, commandant. Certaines années ce sont des nuées de coccinelles qui s'abattent au sol, et d'autres fois, ce sont des sucres." p 331-332

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