jeudi 5 mai 2011

Défi roman policer : Asie

Vittachi Nury, Le maître de fengshui perd le nord, Arles : Editions Philippe Picquier, 2004, 349 pages. Traduit de l'anglais (Hong Kong) par Julie Sibony. ISBN :978-2877307222.




Nury Vittachi est né au Sri Lanka mais il vit depuis 1987 à Hong Kong. Il est à la fois écrivain, professeur, journaliste, spécialiste du fengshui et fondateur d’un festival international de littérature.








Quatrième de couverture : "Mourir est très mauvais pour le fengshui. C'est pourquoi C.F. Wong, digne maître de fengshui exerçant à Singapour, se trouve amené à résoudre quelques énigmes criminelles-comme l'apparition intempestive d'un fantôme dans un cabinet dentaire, ou la disparition d'une jeune Chinoise promise à une mort inévitable et prochaine. Ici, il est confronté à une histoire très compliquée, qu'il va s'efforcer de dénouer avec l'aide de sa pétillante stagiaire, Joyce McQuinnie, une Anglo-Australienne plus préoccupée par ses soirées en boîte de nuit que par les enseignements de la géomancie traditionnelle chinoise. Le duo Wong-Joyce illustre avec malice les antagonismes spectaculaires de ce Singapour cosmopolite, où l'on peut à la fois vivre complètement à la chinoise sans parler un seul mot d'anglais, ou au contraire à l'occidentale sans comprendre un mot de malais. Tous deux passent leur temps à se chamailler sur ce qu'ils vont manger au petit déjeuner, mais la richesse de leur rencontre vient du fait qu'ils finissent par pénétrer l'univers de l'autre. Grâce à cela, ils parviendront à résoudre tous les mystères - même si cela doit les mener jusqu'en Australie, un endroit qui incarne le pire des cauchemars pour un maître de fengshui ! "

Ce roman policier est très original. Je ne m'attendais pas du tout à cela. Nous ne sommes pas du tout dans le schéma habituel d'un meurtre et d'une enquête. Il y a plusieurs affaires, les histoires se recoupent et les méthodes utilisées pour résoudre les faits sont quelques peu hors du commun. L'auteur fait "cohabiter" une Australienne et un Chinois, leurs relations ne peuvent être qu'explosives. L'humour du roman se base sur l'incompréhension culturelle entre le maître de fengshui et sa stagiaire occidentale. J'ai laissé de côté les passages consacrés à la rédaction des sagesses orientales de C. Wong parce que j'ai trouvé cela pesant. Ce livre est une découverte, j'ai passé un bon moment même si les situations semblent parfois irréalistes, je n'hésiterai pas à relire cet auteur à l'avenir.








Ce livre a été lu dans le cadre du défi 5 continents.

4 commentaires:

  1. Je prends note pour le défi Littérature policière sur les 5 continents !

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  2. Merci, je vais rajouter le logo j'ai oublié de l'ajouter pour faire un peu de "publicité"

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  3. Je suis tombée dessus dans une de mes bib il n'y a pas longtemps, j'avais hésité à le prendre mais je craignais un polar un peu classique. Ton avis rend ce livre intrigant alors je vais peut-être y rejeter un oeil.

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  4. En fait, ça n'a rien de classique c'est plutôt original, décalé et très humouristique. En plus, ce roman se lit bien.

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