lundi 25 février 2019

L'indésirable de Sarah Waters


Sarah Waters, L'indésirable, Paris : Denoël, 720 pages


Quatrième de couverture : Au hasard d'une urgence, Faraday, médecin de campagne, pénètre dans la propriété délabrée qui a jadis hanté ses rêves d'enfant : il y découvre une famille aux abois, loin des fastes de l'avant-guerre. Mrs Ayres, la mère, s'efforce de maintenir les apparences malgré la débâcle pour mieux cacher le chagrin qui la ronge depuis la mort de sa fille aînée. Roderick, le fils, a été grièvement blessé pendant la guerre et tente au prix de sa santé de sauver ce qui peut encore l'être. Caroline, enfin, est une jeune femme étonnante d'indépendance et de force intérieure. Touché par l'isolement qui frappe la famille et le domaine, Faraday passe de plus en plus de temps à Hundreds. Au fil de ses visites, des événements étranges se succèdent : le chien des Ayres, un animal d'ordinaire docile, provoque un grave accident, la chambre de Roderick prend feu en pleine nuit, et bientôt d'étranges graffitis parsèment les murs de la vieille demeure. Se pourrait-il qu'Hundreds Hall abrite quelque autre occupant? 


Le roman se déroule en Angleterre après la Seconde Guerre Mondiale. Le narrateur s'appelle Faraday, il est médecin de campagne. Un jour, il est appelé dans une vieille demeure qui le faisait rêver lorsqu'il était enfant. Cette maison, Hundreds, appartient aux Ayres. Depuis quelques années, elle tombe en décrépitude. 

Faraday va côtoyer les actuels habitants c'est à dire Madame Ayres, sa fille Caroline et son fils Roderick. Il est d'ailleurs appelé pour soigner Betty la nouvelle domestique qui n'est pas très à l'aise dans cette immense bâtisse. Puis survient un drame avec le chien de la famille lors d'une soirée où sont réunis des relations des Ayres. A partir de cet instant, il se passe des phénomènes anormaux dans la maison : bruits suspects, traces sur les murs,  somnambulisme... Faraday nous relate tous ces événements mais il reste dubitatif sur leur origine.

Ce roman est très bien ficelé. Cette maison est-elle hantée, est-ce la folie humaine à l'origine de ces phénomènes paranormaux ou autre chose ? Par des non-dits, Sarah Waters réussi à captiver le lecteur et à maintenir le suspens jusqu'au bout. 

Ce n'est pas seulement une histoire de hantise car le livre évoque aussi la fin des grandes propriétés en Angleterre après la Seconde Guerre Mondiale. Le thème de  la vie quotidienne à la campagne à travers le regard du médecin est également intéressant. 

C'est un coup de cœur pour cette première lecture d'un roman de Sarah Waters.  




Livre lu dans le cadre de la quatrième édition du British Mysteries Month organisée par Lou de My Lou BookDeuxième billet pour ce challenge.



4 commentaires:

  1. Je note ! :-) J'avais tenté la lecture d'un autre roman de cette auteure (dont j'ai oublié de titre oups) mais n'avais pas poursuivi. Là, le pitch me tente bien, alors je réessaierai volontiers.

    RépondreSupprimer
  2. C'est bien "The Little Stranger" ? Je ne sais pas pourquoi je tarde à le lire, tout dans l'histoire me plairait. Et j'adore quand les histoires de maison hantée laissent libre cours à notre imagination.

    RépondreSupprimer
  3. Une vraie découverte cet auteur. Je pense que je vais lire prochainement d'autres romans.

    RépondreSupprimer
  4. Je l'ai lu il y a quelques années et je l'avais chroniqué dans le cadre d'un précédent challenge Halloween ;) C'est un très bon roman et il surfe en effet toujours sur le doute. La solution qui semble transparaitre dans les dernières lignes m'a fait l'effet d'une gifle !
    J'ai vu l'adaptation cinématographique il y a quelques semaines, il fait que j'en parle sur mon blog car elle est très fidèle et très bien réalisée!

    RépondreSupprimer