lundi 24 septembre 2012

Marie-Antoinette de Stefan Zweig


Stefan ZWEIG, Marie-Antoinette, Paris : Le livre de Poche, 506 pages.

Quatrième de couverture : "Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'« Autrichienne » Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité. S'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple. Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'oeuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme."

Ce livre était présent dans ma PAL depuis un moment, je l'ai acheté suite à l'exposition sur Marie-Antoinette qui s'est tenue au Grand Palais à Paris en 2008.

Au début du livre, Stefan Zweig n'est pas très objectif, son intérêt pour Marie-Antoinette est très marqué par des prises de position radicales. En effet, l'auteur ne fait que des louanges sur Marie-Antoinette. En revanche, Louis XVI apparaît bien benêt à côté de la majestueuse Marie-Antoinette. Le ton est d'ailleurs très répétitif mais cela ne m'a pas gênée pour la lecture. 

Ensuite, Stefan Zwieg nous expose le comportement plus que démesuré de Marie-Antoinette. J'ai apprécié dans le livre la période qui s'étend de son arrivée en France jusqu'à la Révolution. C'est une période moins connue de l'histoire car Marie-Antoinette est surtout connue pour avoir fini sur l'échafaud. La reine, pendant cet âge d'or (pour elle), vit dans l'excès le plus complet. Elle ne vit que pour elle-même et dans un vase clos qui s'appelle Versailles. Ce sont ces éléments qui vont ternir son image et Stefan Zweig s'applique à nous faire comprendre l'ensemble des erreurs de Marie-Antoinette.  

Tout bascule après l’affaire du collier. Les manipulations atteignent la cour, la reine et son entourage peuvent être manipulés. Versailles est déserté, Louis XIV avait réussi à domestiquer la noblesse, Louis XVI et Marie-Antoinette ont détruit tout ce que  le roi Louis XIV avait construit.  La cour perd donc la distance établie par Louis XIV. Ainsi Louis XVI perd toute crédibilité auprès de la noblesse. 

Quand le temps de la Révolution arrive, le ton de l'auteur est plus beaucoup plus mesuré. Selon Stefan Zweig, Marie-Antoinette essaye de faire marche arrière et de corriger ses erreurs passées sans pourtant perdre sa dignité mais il est beaucoup trop tard.

D'autre part, l'auteur nous offre une analyse intéressante sur la relation entre la reine et Axel de Fersen. Zweig est persuadé, même si parfois il mesure son propos, que Fersen était l'amant de la reine. 

Le ton est parfois pesant par le nombre de répétitions mais Zweig n’oublie aucun sujet et s’intéresse à tout. Il fait également de la psychologie donnant parfois des excuses à la reine dans son comportement. Au final, rien n'est tabou tout est dit. 

A ma grande surprise, Stefan Zweig est un excellent biographe car je ne gardais de lui que le souvenir du Joueur d'échecs étudié au lycée. 

1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup l'écriture de Stefan Zweig, par contre je ne sais pas si j'aurais le courage de lire un livre historique jusqu'au bout, il y a toujours un moment où je m'essouffle.

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