vendredi 15 juin 2012

Mansfield park de Jane Austen

Livre lu pour le challenge austenien organisé par Alice


Jane Austen, Mansfield Park, Paris : 10/18, 1996, 512 pages.


Quatrième de couverture : "On ne sait pratiquement rien d'elle, sinon quelques dates et les lieux où elle a vécu. Son iconographie est réduite à un portrait que fit d'elle sa sœur. Jane Austen (1775-1817) serait tombée dans l'oubli le plus total, n'étaient les six romans qu'elle écrivit, et qui sont parmi les plus étonnants du domaine romanesque anglais... Il ne s'y passe littéralement rien. Ils racontent principalement les rapports qui se tissent entre des demoiselles à marier et des épouseurs en puissance. Ils sont fait de dialogues et d'évocations brèves : mondanités, jardins, maisons de campagne, voilà pour le cadre. La cérémonie du thé, la préparation et le déroulement des bals, voilà pour les événements majeurs. Et pourtant, avec une matière d'apparence si mince, Jane Austen a fasciné des lecteurs de la qualité de Virginia Woolf et de Henry James, et continue de fasciner un public important."

Cette fois-ci, Jane Austen, nous emmène dans une belle demeure, celle de Mansfield Park. Madame Price, la mère de Fanny a fait un mauvais mariage. De plus, elle a beaucoup d'enfants et surtout elle est pauvre. Ainsi, elle demande de l'aide à ses soeurs mieux mariées qu'elle pour élever la jeune fille. C'est ainsi que Fanny arrive à Mansfield Park à l'âge de dix ans. Monsieur et Madame Bertram, son oncle et sa tante, vivent retirés à la campagne et ne fréquentent pas la société de Londres. La famille et surtout les femmes sont ainsi préservées des hommes mal intentionnés. Cependant, Mary et Henry Crawford font leur arrivée dans le voisinage pour quelques semaines. Le quotidien des habitants est alors quelque peu bousculé surtout en l'absence du père et lors du retour du frère aîné Tom. Jane Austen réussi à nous ennuyer dans les premiers chapitres autant que ses protagonistes. On comprend ainsi la joie et le divertissement que ressentent les habitants de Mansfield Park lorsqu'une pièce de théâtre se prépare. 


Dès le départ, Fanny est un personnage très transparent qui souhaite se faire oublier au possible. En effet, elle n'est pas élevée sur le même pied d'égalité que ses deux cousines. Heureusement, son cousin Edmond est beaucoup plus attentionné. Elle deviendra au fil de l'histoire un véritable appui pour ses tantes, ses cousins et ses amis. On se demande si son souhait le plus cher se réalisera. Le dénouement se fait dans les derniers chapitres. 


Jane Austen décrit toujours avec justesse la psychologie de chaque protagoniste. Au final, on déteste ou on aime les personnages. Elle réussit également à donner les menus détails de ce quotidien sans pour autant nous lasser car tout est intéressant : la végétation et les bosquets de Mansfield Park, le feu dans la chambre de l'Est, le bal, le dîner et les mariages.


Même si le roman est assez long, on est totalement plongé dans l'univers de l'auteur. C'est avec regret que j'ai posé mon livre et quitté Mansfield Park.


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