vendredi 20 septembre 2013

Le jeu de l'ange

Carlos Ruiz Zafon, Le jeu de l'ange, Paris : Robert Laffont, 544 pages, 2009. Traduit de l'espagnol par François Maspero.

Quatrième de couverture : Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secrètement dédié - va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer une texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d être tués, d offrir leur âme ». Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l espace. 


C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'univers de Carlos Ruiz Zafon ainsi que les personnages de L'ombre du vent et du Prisonnier du ciel.

Dans ce deuxième roman, c'est l'histoire de David Martin qui nous est racontée. David est un écrivain tourmenté, entouré par deux muses Cristina et Isabella. La psychologie de ce personnage est intéressante car il a un côté schizophrène et assez trouble. Je me suis souvent demandée qui détenait la vérité.  

J'ai aimé retrouver les personnages de la libraire Sempere. Au final, les trois tomes gravitent autour ce lieu mythique et autour du Cimetière des Livres Oubliés. J'ai lu le troisième roman avant le deuxième, mais ce n'est pas un problème car on peut les lire dans l'ordre que l'on souhaite. Ainsi, Le jeu de l'ange, raconte l'histoire du mystérieux écrivain emprisonné avec Firmin dans Le Prisonnier du Ciel.

MAIS, je n'aime pas la tournure que le roman prend, notamment dans sa dimension fantastique. Les mystères autour de l'éditeur et du précédent propriétaire de la maison, où vit David, sont pesants. Ce roman est trop long, certaines parties auraient pu être abrégées. En effet, l'auteur se perd dans des rebondissements et des descriptions inutiles à mon sens. 

Ce n'est pas le roman que je préfère dans la série mais je ne suis pas contre l'idée de lire un quatrième volume en espérant qu'il sera plus court. 

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