jeudi 3 mars 2016

La romancière et l'archéologue d'Agatha Christie

Agatha Christie, La romancière et l'archéologue, Payot ; 320 pages, 2006.


Présentation de l'éditeur : "En 1930, Agatha Christie, alors âgée de quarante ans et divorcée depuis peu, laisse provisoirement derrière elle sa chère Angleterre et une carrière littéraire déjà bien assise pour découvrir le site d’Our en Iraq. Elle a pour cicérone Max Mallowan, un archéologue de vingt-six ans qu’elle épouse quelques mois plus tard. Commence alors une vie de voyages à deux : cinq saisons de fouilles se succèdent jusqu’en 1939. Si la romancière passe beaucoup de temps à nettoyer les trouvailles de son mari avec une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage, elle n’en continue pas moins à écrire, mais ce n’est que des années plus tard, en pleine guerre, qu’elle entreprendra de raconter ses aventures au Moyen-Orient, avec nostalgie, certes, mais surtout avec un humour inoxydable et un art consommé de l’autodérision. Ses pérégrinations lui inspireront en outre trois de ses livres les plus célèbres : Le Crime de l’Orient-Express, Meurtre en Mésopotamie et Mort sur le Nil."

Agatha Christie précise dès les premières pages que son livre n'a pas pour thème l'archéologie mais la vie quotidienne sur les chantiers de fouilles en Orient. 


L'effervescence de la préparation du voyage décrite par l'auteur parlera à de nombreux voyageurs. Que mettre dans la valise ? Combien de livres emmener en voyage ? Qu'est ce qu'on va oublier ? Elle raconte également son trajet entre l'Angleterre, la France puis de la France à Istanbul en Orient-Express et enfin l'arrivée à destination en Syrie  à la découverte des tells et d'objets archéologiques. 

Agatha Christie et Max Mallowan embauchent sur place des ouvriers pour les fouilles. L'écrivaine analyse les réactions de chacun avec humour. Parfois, les ouvriers ne comprennent pas l'attitude des Occidentaux et vice-versa. Mac l'architecte qui les accompagne est un personnage déconcertant, les débuts son difficiles avec Agatha mais leurs relations s'amélioreront. Ensuite, viennent se greffer d'autres architectes, de nouveaux domestiques dont Agatha Christie décortique la personnalité. Il manque quelques photos qui auraient permis d'illustrer ses propos. L'auteur évoque des lieux qui font rêver mais qui sont actuellement pris dans l'étau de la guerre. 

Je n'ai pas saisi le dédain pour les objets ayant appartenu aux Romains car pour moi l'Histoire c'est un tout et on ne peut pas négliger telle période pour une autre. En revanche, je me suis bien amusée lorsque la romancière évoque la constipation des ouvriers par ce genre de phrase : "Max a enfin recours au médicament qui-guérirait-un cheval prescrit par le médecin de Kamechliyé". En effet, Agatha et son mari ont aussi un rôle de docteurs auprès de leur personnel. Max règle des conflits entre ouvriers et négocie avec fermeté pour maintenir la bonne "réputation" de la maison. Les deux Anglais font face aussi à une administration très lente. 

Je suis ravie d'avoir découvert cet ouvrage car j'ai plutôt l'habitude de lire les enquêtes notamment celles avec Hercule Poirot. Agatha Christie se livre un peu plus alors que d'habitude elle se cache derrière une fiction, ce fût un réel plaisir. 


Livre lu pour le challenge A year in England organisé par Titine
et pour le challenge Agatha Christie organisé par George. 





3 commentaires:

  1. Je le lirai sans aucun doute, j'aimerais connaître mieux Lady Agatha et en plus l'archéologie m'intéresse grandement.

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    1. Je pense que la prochaine étape sera la lecture de son autobiograpie.

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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