samedi 19 décembre 2015

Adeline Mowbray d'Amelia Opie

Amelia Opie, Adeline Mowbray, Paris : Archipoche, 399 pages

Présentation : "Mr Woodville, respectable propriétaire terrien, a épousé la fille d'un riche marchand de Londres, dont la dot lui a permis de rembourser de lourdes hypothèques. Peu à peu, l'homme en vient à se prendre d'affection pour sa jeune épouse. De leur union naît une fille unique, Edith Woodville, future héritière du domaine. Chérie de ses parents, Edith grandit dans l'égoïsme, apprenant à vivre selon son caprice, ne considérant que l'utilité d'autrui. À moins qu'elle ne représente l'indépendance d'esprit d'une nouvelle de génération de femmes, dans une société patriarcale et conformiste... Comment, devenue mère célibataire, éduquera-t-elle à son tour sa fille, Adeline, avec qui elle part vivre à Rosevalley, dans le Gloucestershire ?" 

Adeline Mowbray est élevée par une mère cultivée qui s'inspire des principes des Lumières. La jeune femme découvre lors de son apprentissage un traité sur l'abolition du mariage écrit par Frédéric Glenmurray. A l'occasion d'un séjour à Bath, elle rencontre l'auteur dont elle admire et approuve les théories.

Le remariage de sa mère avec un libertin provoque son évasion avec Glenmurray. Elle choisit de vivre sous son toit sans l'avoir épousé. Or, le mariage est une  institution et une norme dans la société du XIXème siècle. Adeline est rapidement confrontée à la réalité de son temps qui interdit les relations hors mariage. Elle se voit ainsi considérée comme une "femme entretenue". Elle est aussitôt bannie de la bonne société.

La jeune femme se bat constamment contre les préjugés de ses contemporains. Néanmoins, son point de vue évolue au moment où elle a un enfant car ce n'est plus seulement sa réputation qui est en jeu.
On apprend dans la préface que le roman est inspiré de la vie de Mary Wollstonecraft, féministe et mère de Mary Shelley (Frankenstein).

Ce roman d'Amélie Opie a été publié en 1804. Vu la date de la publication, il semble être peu conventionnel même s'il est un sous certains aspects moralisateur et emprunt de quelques sentiments religieux. J'ai apprécié, le style désuet et les moyens utilisés par l'auteur pour faire rebondir des situations délicates. Il est en fait difficile de lâcher le roman quand on est pris dans l'histoire.

Livre lu dans le cadre du challenge One year in England organisé par Titine






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire