lundi 21 avril 2014

Une saison à Longbourn

Jo Baker, Une Saison à Longbourn, Paris : Editions Stock, 2014, 396 pages. 


Quatrième de couverture : "Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de resurgir."


Une saison à Longbourn est un bel hommage à Jane Austen. L'histoire est crédible par rapport à Orgueil et Préjugé, même si l'auteur se permet quelques libertés, notamment avec Monsieur Bennet

Ce roman s'intéresse aux domestiques, qui dans le roman de Jane Austen, sont transparents. Cette fois, ce sont les maîtres qui sont en arrière-plan. Sarah, Polly, Mrs Hill, Mr Hill et James évoluent dans leur monde avec leurs propres valeurs et leurs propres préoccupations. Evidemment, il y a des interactions avec le monde des maîtres mais le récit reste centré sur les domestiques.

Le livre se divise en trois volumes. La première partie décrit le quotidien des domestiques à Longbourn, c'est à dire les tâches comme la lessive, le ménage, la cuisine , le soin des chevaux, ect. 

La deuxième partie met en exergue l'histoire du mystérieux valet James. C'est ce que j'ai le moins apprécié dans ce roman, car l'auteur nous emmène bien loin de l'Angleterre et nous décrit les guerres napoléoniennes alors que Jane Austen est silencieuse sur cet aspect. 

La troisième partie est plutôt centrée sur Sarah et le dénouement de son histoire d'amour.  Sarah est un personnage intéressant car elle est d'autres aspirations que de rester domestique alors que Mrs Hill n'a pas eu vraiment le choix. 

Le récit est tout à fait cohérent. Il y a de nombreux rebondissements, le rythme de la narration est lent mais cela ne gêne en rien la lecture. Une saison à Longbourn est une "austenerie" de qualité. 


Merci aux éditions Stock et à Alice









2 commentaires:

  1. Austenerie dans ma pile... hâte de voir ce que je vais en penser!

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  2. Contente qu'il t'ait plu. Je trouve que cette austenerie tient bien la route.
    Bises

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