samedi 12 avril 2014

L'histoire de Malala, celle qui a dit non aux talibans

Viviana Mazza, L'histoire de Malala, celle qui a dit non aux talibans, Paris : Gallimard Jeunesse, 2014, 204 pages

Quatrième de couverture : "Malala n'a que onze ans lorsqu'elle décide d'élever la voix. Elle en a quinze quand, un jour comme tant d'autres, alors qu'elle rentre de l'école avec ses amies, les talibans tentent de la tuer. Pourquoi? Dans son pays, le Pakistan, elle s'est opposée à ceux qui voulaient supprimer les droits des femmes. Avec l'aide de sa famille, Malala a décidé de crier "non". Presque une petite fille encore, elle a lutté sans armes ni violence, mais avec le courage des mots et de l'intelligence, avec la force de la vérité "


Malala vit dans la vallée de Swat au Pakistan. Comme tous les enfants de son âge, elle va l'école jusqu'au jour où, les talibans imposent la fermeture des écoles. Malala souhaite de tout cœur continuer à aller à l'école malgré l'interdiction, mais elle doit faire face à un régime de répression. Malala, c'est aussi Gul Makai qui raconte son quotidien sur un blog. En effet, un ami journaliste de son père lui a proposé de s'exprimer sur Internet.  

C'est étonnant de constater la force de caractère de cette jeune fille. Elle ne renoncera jamais, même après avoir subi un attentat et avoir frôlé la mort. Néanmoins, Malala doit choisir l'exil en Angleterre  pour se protéger et pour continuer la lutte. 

On comprend vite pourquoi les talibans ne veulent pas que les femmes accèdent à l'éducation, car sans éducation elle ne pourront pas se battre contre eux. Une phrase résume bien l'histoire de Malala  "Le monde entier la verra et comprendra. Les talibans ont voulu lui prendre sa vie, mais ils n'ont réussi qu'à la rendre plus forte".

Dès les premières pages Viviana Mazza avertit le lecteur qu'elle a rédigé son histoire avant de rencontrer Malala. De plus, elle donne ses sources en fin de livre. Malgré quelques maladresses, l'auteur a un style fluide, agréable à lire et accessible aux jeunes lecteurs. Les illustrations de Pablo d'Altan sont superbes, elles agrémentent chaque nouveau chapitre et annoncent ce qui va être raconté. 

Le seul reproche que je peux faire à ce roman, c'est que rien n'est épargné au jeune lecteur, notamment le détail des exécutions et des tortures infligées aux victimes des talibans. Le livre est conseillé à partir de 11 ans, mais je trouve que c'est encore trop juste pour ce public, même si la violence des talibans ne doit pas être un tabou. J'aurais plutôt conseillé ce livre à un ado de 14-15 ans. 

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse et Babelio







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