vendredi 14 mars 2014

Le bleu des abeilles

Laura Alcoba, Le bleu des abeilles, Paris : Gallimard, 2013, 128 p.

Quatrième de couverture : "La narratrice a une dizaine d’années lorsqu’elle parvient à quitter l’Argentine pour rejoindre sa mère, opposante à la dictature réfugiée en France. Son père est en prison à La Plata. Elle s’attend à découvrir Paris, la tour Eiffel et les quais de Seine qui égayaient ses cours de français. Mais Le Blanc-Mesnil, où elle atterrit, ressemble assez peu à l’image qu’elle s’était faite de son pays d’accueil. Comme dans son premier livre, Manèges, Laura Alcoba décrit une réalité très dure avec le regard et la voix d’une enfant éblouie. La vie d’écolière, la découverte de la neige, la correspondance avec le père emprisonné, l’existence quotidienne dans la banlieue, l’apprentissage émerveillé de la langue française forment une chronique acidulée, joyeuse, profondément touchante."

En Argentine, une petite fille attend impatiemment son départ pour la France afin de rejoindre sa mère qui s'y est réfugiée. Tous les jeudis, elle va voir son père à la prison jusqu'au jour du départ pour "l'autre côté de l'océan". 

L'arrivée en France est assez brutale et elle est faite de nombreuses désillusions. En effet, son exil l'amènera à Blanc-Mesnil et non au "Paris des cartes postales". 

L'intégration ou plutôt l"immersion" est le thème central du roman. En effet, cette petite fille s'applique ,avec dextérité, à prononcer correctement les mots en français. Elle cherche également à se faire des amis français. Les mots choisis par l'auteur donnent beaucoup de sens au roman. La petite fille souhaite devenir "transparente" et ressent de la "honte" lorsque son accent est reconnaissable ou lorsqu'elle fait des erreurs de langage. Les abeilles sont également au centre du récit car c'est le sujet récurrent des échanges épistolaires qu'elle entretient avec son père resté en Argentine. 

J'ai été très touchée par la vision naïve de l'enfant sur la réalité de la vie et de l'exil. Le lecteur s'attachera facilement à la narratrice. 

Ce roman est une découverte et un coup de cœur. Je ne connaissais pas Laura Alcoba avant de participer au Mois de l'Argentine. Disons que dans la liste des auteurs argentins, j'ai pris un nom au hasard et que le hasard a bien fait les choses. 

Livre lu dans le cadre du mois Argentine organisé par Denis et Eimelle 


3 commentaires:

  1. Et elle écrit en français. Je lirai aussi un livre d'elle.

    RépondreSupprimer
  2. j'ai bcp aimé Jardin blanc de cette auteure, je pense que je lirai celui-là dans les mois à venir!

    RépondreSupprimer
  3. J'ai eu un vrai coup de cœur pour cet auteur. Je n'ai pas manqué l'émission de jeudi dernier où elle intervenait. Je pense lire d'autres romans de Laura Alcoba mais un peu plus tard.

    RépondreSupprimer