samedi 28 septembre 2013

Le diable en rit encore

Régine Desforges, Le diable en rit encore, Paris : Le livre de poche, 1988, 384 pages.

Quatrième de couverture : "1944. La guerre a fini d’hésiter et chacun a choisi son camp. L’heure est venue des tueries, des règlements de comptes et des grands affrontements militaires. Léa a mûri. Après avoir découvert  l’horreur, elle connaît le courage et la haine. Engagée dans toutes les luttes, jusqu’au bout de ses forces, elle trace son chemin volontaire de Montillac en feu à Berlin en ruine, en passant par un Paris en liesse où rôdent encore les dangers. Pendant les deux dernières années de cette guerre atroce, la mort est sa compagne et c’est en elle qu’elle puise les infimes raisons d’une vie qui aura l’éclat de l’amour."


Dans ce troisième tome, Léa rejoint le maquis, l'étau se resserre petit à petit autour d'elle. Montillac est en perdition. La violence s'accroît au fil des pages, rien n'est épargné au lecteur, de la torture à la mort de plusieurs résistants, les scènes sont décrites en détail. Régine Desforges se débarrasse d'un coup de plume de plusieurs personnages principaux, c'est une véritable hécatombe. 

Léa est complètement détruite mais elle réussit à se relever. Dans la réalité, ce n'est pas du tout envisageable, jamais une personne normalement constituée ne pourrait se remettre. La fiction va trop loin alors que les faits historiques sont réels. 

Léa vit la Libération de Paris puis s'engage dans la Croix Rouge française d'abord en France puis en Allemagne. Elle participe aux grands moments de l'Histoire. Régine Desforges appuie sa narration avec les discours des grands hommes de l'époque, ces discours sont très pesants pour la lecture.  

La manière dont Léa évolue dans la Grande Histoire décrédibilise complètement le personnage. Ma lecture s'arrête donc ici, je ne souhaite pas lire les autres tomes.

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